Le cormoran s'installe dans la ville

Stars de 2017 et 2018 des Typhons, tornades et des inondations/Meurtre dans un paysage …

Science-fiction/Migration des hommes dans l’espace/1.

Image de mise en avant :

Le nouveau zouave de Paris( du pont de l’Alma), un cormoran.

Space Opéra.

Un voyage dans l’espace.

Notre vie quotidienne, appuyée par les médias qui nous font comprendre le côté planétaire des désordres climatiques d’aujourd’hui, prenant la forme des typhons, tornades et des inondations qui apparaitront de plus en plus souvent et, heureusement, disparaitront mais en laissant derrière eux des paysages ravagés et des drames humains, devra prendre en compte l’apparition d’un nouveau monde.

Ce nouveau monde climatique chevauchera de concert avec celui des injustices et migrations de population liées aux guerres qui auront des impacts de plus en plus planétaires. Les techniques modernes de communication tant physiques, par les transports aériens ferroviaires principalement, que sur le plan des informations sur les évènements se passant même dans les coins les plus reculés de la planète, réduiront pour l’homme de telle façon ses dimensions qu’elles rendront de façon quasiment obligatoire, si ces nouvelles données ne sont pas sérieusement prises en compte, la migration des hommes dans l’espace.

Mon livre, Meurtre dans un paysage qui n’est pas encore le nôtre, imagine dans le cadre d’une enquête policière, notre monde dans un futur proche qui serait parcouru de perturbations climatiques dans lesquels les sècheresses et inondations s’alterneront en cadences rapprochées.

1/Le vent avant la tempête, les typhons, tornades et ouragans.

Leurs noms en 2017, Arlène, Bret, Cindy, et les autres…

EXTRAIT 1 DE TEXTE/MEURTRE DANS UN PAYSAGE QUI N’EST PAS ENCORE LE NÔTRE, Libres d’écrire, 2 013.

… Les filles me regardent avec des yeux, sans aucunes expressions, d’aspect bovin. Un signal sonore retentit et un autre, lumineux, clignote sur le rouge. C’est l’indicateur de tornade, les palpeurs climatiques du train en ont repéré une. Je regarde par la fenêtre et effectivement je remarque, non loin de nous, une de ces toupies du ciel qui titube comme un ivrogne et tourne sur elle-même ; elle semble ne pas savoir où aller mais moi, je suis sûr que nous allons plonger dedans.

Bingo, la sirène retentit qui nous demande de rejoindre nos sièges et de boucler nos ceintures. L’Aigle s’arrête brutalement, il replie ses ailes sur son corps et cale ses serres d’acier sur le rail en attendant le choc ; les volets d’acier ferment les fenêtres des wagons et nous plongent dans le noir. Nous sommes coupés de la réalité, seule un minuscule œil de caméra enregistre un film de l’extérieur et nous projette, sur un écran et en continu, les images en temps réel du cataclysme.

Le signal lumineux prévient :

« — Attention, tornade de magnitude cinq, magnitude cinq, attention… »

Je me prépare au choc, mes compagnons aussi.

Le tuba de la tornade, de couleur rouge comme la terre du paysage que nous traversons, arrive vers nous et nous passe dessus ; le blindage du train résiste aux coups et il reçoit sans broncher les offrandes furieuses du ciel, qu’elles soient sous la forme d’arbres déracinés, de clôtures, de toits brisés ou d’animaux arrachés à la terre avec des os brisés et ensanglantés. Elle s’intéresse à nous pendant une dizaine de minutes, nous enveloppe avec son vortex, comme une pieuvre étouffe une proie en l’enfermant dans ses tentacules, et tente de secouer les wagons dans tous les sens mais, voyant qu’elle ne peut pas entrer pour nous dévorer, elle s’éloigne aussi rapidement qu’elle est arrivée, comme si elle n’était pas encore rassasiée ; elle repart en chasse, vers d’autres horizons. Le calme succède à la tempête, le signal lumineux s’éteint et les lumières se rallument. Le train, sali mais intact, déploie ses ailes et reprend sa course.

2/Les Inondations,

Inondation à Paris.

EXTRAIT 2 DE TEXTE/MEURTRE DANS UN PAYSAGE QUI N’EST PAS ENCORE LE NÔTRE, Libres d’écrire, 2 013.

… C’est déjà le matin et je me lève tôt par habitude, je m’habille, sort sur la terrasse et regarde le paysage. Cette nuit, il y a eu une nouvelle SPOR, une inondation sporadique. Elle est arrivée à cinq heures pétantes, comme si la digue d’un barrage s’était rompue, la rivière est sortie de son lit et l’eau avait alors cavalé dans la vallée comme un cheval au galop, comme un fier pur-sang. La vallée est maintenant entièrement recouverte d’eau et les maisons du village, perchées sur leurs pilotis comme dans une cité lacustre exotique, semblent flotter sur un lac blanc que des oiseaux blancs survolent en se mélangeant à la brume du matin, image du paradis. Les habitants ont garé leurs voitures dans le parking silo et jeté à l’eau les bateaux gonflables qui vont leur servir pour circuler jusqu’à la décrue dont la fin est incertaine, dans un jour, une semaine, un mois, allez savoir quand, pour pouvoir atteindre, s’ils en ont le besoin, l’autoroute surélevée qui passe à quelques kilomètres de là et traverse le pays ! Heureusement que les invités sont partis juste à temps, avant que la SPOR ne déboule, sinon Charles aurait dû…

Conclusion
Science-fiction/Migration des hommes dans l’espace/2.

Dystopie.

Vers une renaissance de l’humanité.

Voilà, les navettes spatiales sont prêtes, il sera temps d’embarquer.

Les femmes et les enfants le feront en premier et les hommes suivront comme le voudra la tradition. Et, ensuite, monteront à bord tous les animaux, girafes, éléphants, crocodiles et aussi les plus petit comme les rats ou les caméléons et, aussi, les oiseaux dont des cormorans.

Ces navettes spatiales s’appellent les Arches de Noé 1, 2, 3 et seront numérotées jusqu’à l’infini.

EXTRAIT 3 DE TEXTE/MEURTRE DANS UN PAYSAGE QUI N’EST PAS ENCORE LE NÔTRE, Libres d’écrire, 2 013.

… Je remarque, perché sur un tronc d’arbre qui flotte sur l’eau, un grand cormoran aux plumes noires ; l’oiseau est maigre, immobile et semble attentif, être là pour quelque chose d’important. Il est vrai que la mer n’est pas très loin d’ici à vol d’oiseau et ces inondations périodiques tracent un trait d’union permanent entre les volatiles du monde de l’eau et ceux du monde de la terre ; ils font office d’ambassadeurs, parfois de conteurs entre les divers univers qui se côtoient, s’opposent ou se juxtaposent…

Photos d’accompagnement- 1- Le cormoran à Paris.

 

 

Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

Commentaires (1)

Laissez un commentaire

Votre adresse mail ne sera publiée. Les champs requis sont marqués *