Les binômes de Couleur sodium/Le beau et le laid – 2/La nouvelle- Première partie

 

Image de mise en avant – Portrait d’un homme taureau.

Science fiction- La nouvelle- Première partie.

Planète orange, planète de boue.

Il existe une planète, la planète orange, tournant autour d’un soleil orange d’une des quelconque galaxie flottant dans le corps imprécis et mal connu de l’univers, sur laquelle la vie aura pu éclore et se développer, durant des millions d’années, dans une lumière de plein jour, couleur orangé. 

Cette planète aura suivi un développement symétrique à la Terre et, de ce fait, la vie y aura pris des formes quasiment identique, à quelques détails près. 

Ainsi, les bipèdes, qui seront aussi, là bas, l’espèce dominante et intelligente, issue d’une longue évolution d’animaux à mamelles, des vaches locales, plus largement de mammifères locaux, auront conservé deux cornes sur leurs têtes les faisant ressembler à des êtres mythologiques, tel notre Minotaure de la légende Grecque, et leurs femmes possédaient alignées sur leurs poitrines plusieurs seins, telle des louves romaines, ce qui, dans un monde où la gémellité était ordinaire, même systématique, leur permettait d’allaiter plusieurs enfants à la fois.

Hommes et femmes avaient de très beaux yeux ressemblant à ceux de nos biches ou vaches Terriennes. 

Les dieux de ces bipèdes étaient, tout simplement, des taureaux.

L’évolution de la planète.

Cependant, suite à des bouleversements écologiques liés à une surnatalité galopante ainsi que les aspects négatifs liés aux progrès de leurs sciences, la planète se transforma complètement, en suivant une lente évolution, qui commença avec une forte montée des eaux des océans submergeant les plaines et modifiant totalement le dessin des rivages de leurs continents, en réduisant de plus d’un tiers les terres habitables se tenant au dessus des mers. Ceci entraina quelques guerres, de multiples exterminations de populations dont certaines, pour ne pas disparaitre, furent obligé de se réfugier sur l’eau où elles  devinrent, avec le temps, des peuples nomades revenus aux époques lointaines des clans dans un sinistre retour en arrière et errant au grès du vent et des tempêtes mais tout en utilisant, cependant, pour ce qui leur restait de leurs techniques anciennes leurs permettant de conserver un certain confort de vie, l’énergie éolienne. 

Les colonnes portant les grandes hélices, tournant sous la pressions des bourrasques, pour produire de l’électricité, étaient devenus des idoles que les populations décoraient de rubans multicolores, en offrande aux dieux, à la façon, sur Terre, des prières Tibétaines.

Au contact du vent, de l’eau, de la natation, peu à peu, leurs corps se seront allongés et leurs cornes effilées et redressé, se rapprochant de celle du Narval ou du poisson licorne existant sur Terre, afin de pouvoir mieux glisser à la surface de l’eau, tel des hommes poissons et ils mangeaient une nourriture confectionnée à base d’algues, avec, bien sur, des poissons car il y en avait beaucoup dans leurs océans, de toutes formes et couleurs.

Les hommes poissons.

Quelques milliers d’années après, leurs sociétés se seront fractionnées en deux avec d’un côté les hommes Poissons et de l’autre les hommes Taureaux, développant un corps musclé, de puissantes cornes, et habitant sur la terre des montagnes qui se sont peu à peu recouvertes d’usines et de villes tentaculaires. Les bâtiments étaient construits à partir de minerais qu’ils extrayaient des profondeurs du sol et transformaient, dans des usines aux cheminée crachant des fumées extrêmement polluantes, en une sorte de boue, se solidifiant, avec l’apport d’un durcisseur chimique, comme du béton. Sur terre les montagnes se recouvraient de ces constructions se propageant de façon organique, en nappage continue sur le sol, comme le ferait, dans la nature, du lichen.

Bouleversement de l’écosystème.

Mais ce ne fut pas tout, car quelques siècles après, cette planète aura connu de profonds bouleversements, une sorte de redistribution des cartes imprévisible dans son écosystème. 

Cette planète bascula dans un ordre différent des choses, telle une marée avec ses allez-retour éternels qui suivront les ordres du cosmos et mettront ainsi en avant les interactions existantes entrent les différentes vies sur les planètes et les énergies venant de l’espace et faisant ainsi tourner la mécanique bien huilée de l’univers.

L’eau des océans s’était mise à redescendre libérant derrière elle des paysages de boues au même moment que l’air, devenant irrespirable, décimera totalement les hommes Taureaux qui agonisèrent sur leurs montagnes. 

Toute vie aura disparu de la surface des montagnes; il n’y avait plus que des rochers battus par des tempête et des pluies acides et destructrices.

 Les hommes Poissons profitèrent d’une période transitoire, deux cent années environs, dans lequel les vents sains de l’océan chassèrent l’air pollué venant des montagnes, pour s’adapter au nouvel écosystème régissant leur planète. 

Ils idolâtraient la terre, la boue, comme étant un dieu tout puissant.
Des villes creusées dans de la boue.

Ils creusèrent dans la glaise recouvrant leurs nouveaux paysages des sortes de poches, des grottes aux parois tapissés d’algues luminescentes pour la lumière et alimentées en air par le vent sain venant de la mer et étant si hautes, si larges, qu’elles auraient pu abriter de nombreuses de nos cathédrales. Ils adaptèrent leur savoir faire en énergie Éolienne en plaçant devant l’entrée de tunnels de grandes hélices tournant avec le vent et leur apportant l’électricité.

De celles-ci, partaient des rues souterraines accueillant les nouvelles maisons troglodytes du peuple Poisson dont les cornes de leurs progénitures s’étiolaient, de décennies en décennies, jusqu’à disparaitre totalement pour certains d’eux. 

Certains de leurs chefs et prophètes, hommes et femmes importants de leurs sociétés et assimilable dans nos peuples Terriens aux chamans d’Afrique, d’Amazonie ou de Sibérie, annonçaient la fin proche des hommes poissons par une mutation collective de leur espèce en, affirmaient -ils avec sérieux et fatalité, en homme Taupe, et cela arriva. 

Suite et fin dans l’article suivant…

Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

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