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Urbanisme/La ville-passé-futur/ La poésie et ses paysages.

Image de mise en avant :

Photo sur une ville avec ses immeubles, ses musées, ses voitures, ses panneaux d’interdiction, ses pubs, inscriptions et objets sauvages ainsi que l’enseigne d’une pharmacie.

La ville.

Elle accueillera parfois la Nature dans ses parcs et jardins mais celle-ci aura été verbalisée par les hommes et, à ce titre comme étant de tempérament sauvage, ils l’auront jugé, domestiqué et assagie, comme ils l’auraient fait pour un prisonnier enfermé dans une cellule.

Dans la ville il y a toujours les nuages que l’homme, s’il levait les yeux, pourra voir défiler dans le ciel comme s’il marchait en pleine nature.

La ville aura besoin d’espaces libres pour pouvoir s’épanouir, laisser s’exprimer sa poésie sinon celle-ci éclatera de façon sauvage et ses créations se superposeront, avec violence et passion, aux travaux de confort conçu par des hommes diplômés et mandatés.

Une ville aura besoin de poésie et celle-ci de toutes les façons s’inscrira, au jour le jour, dans ses murs comme dans un livre que, plus tard, nos enfants pourront lire.

Une ville se battra, au quotidien, avec son présent et les hommes alors, dès l’aube, en répareront les dégâts.

Les passés successifs d’une ville se superposeront avec son présent et ils formeront ensemble une sorte de millefeuille que l’homme, en marchant, côtoiera à chaque instant s’il prenait la peine de le voir.

La Nature.

L’homme vivra dans sa ville comme ses ancêtres vivaient jadis dans la Nature.

Le gratte-ciel ou le monument deviendra pour lui de la même utilité que l’arbre mort, aux troncs et branches noircies se dressant vers le ciel ou le rocher aux formes bizarres qui jadis indiquaient à l’homme la direction à suivre ou l’endroit exact où il se trouvait.

Parfois des os, des restes d’animaux ou d’hommes, leur indiquaient ces directions, tant matérielles que spirituelles.

Parfois sur leurs chemins, ils rencontraient des arbres portant des fruits murs auréolés d’insectes ou des champignons, qu’ils cueillaient pour se nourrir.

Jadis, ces rencontres faisaient partie de la vie, du confort de la vie, et, aujourd’hui, l’homme, quand il le pourra financièrement, fera pareil mais il cueillera d’autres sortes de produits qui sont aujourd’hui exposés dans des arbres vitrines qu’ils soient des vêtements de toutes les formes et couleurs, des téléphones portables, des ordinateurs ou de la nourriture sophistiquée, des fruits aux couleurs éclatantes et de formes parfaites car n’ayant plus aucun insecte pour les dévorer.

La ville.

La ville d’aujourd’hui suivra la courbe de la natalité, elle aura tendance à s’agrandir presque à l’infini mais alors, un jour, peut être dans un univers de science-fiction, ayant atteint une certaine grandeur, une partie d’elle pourrait se détériorer et, en perdant sa dimension, sa force et sa cohérence, elle deviendrait une entité urbaine, perdant alors son sens et son nom, que seul le monde moderne aura su inventer.

Elle sera devenue alors une terre désolée, sans poésie, dans lesquels les habitants, ayant perdu leurs racines, erreront à la recherche de leurs âmes ainsi que d’un peu de pain à manger.

Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

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