PRÉHISTOIRE- L’homme blessé/Grotte de Lascaux.

Préhistoire- L’homme blessé.

La grotte de Lascaux

On pourrait attribuer autant de mystère à la grotte de Lascaux, et d’autres de sa catégorie liée à la préhistoire, qu’on le fait ordinairement pour certains événements archéologiques dont on ne saurait  comprendre, de nos jours les techniques qui furent employées pour édifier des ouvrages complexes et monumentaux, tels les pyramides Égyptiennes, Inca ou, plus proche d’une expression picturale, les lignes de Nazca.

Les difficultés d’exécutions de ces dessins aux traits, exécutés dans l’obscurité d’une grotte et juste  éclairée par des lampes torches dégageant des fumées épaisses, certes ils sont rehaussés de couleur, relèvent de ces mêmes interrogations.

Leurs contours sont parfaits, malgré les difficultés du support irrégulier de la roche, et les traits sont tendus vers l’extérieur de la forme, en renfermant alors à l’intérieur la puissance de la vie, à l’image des dessins au trait fait par nos artistes modernes, tel Matisse ou Volti.

Des sortes de ballons qui seraient gonflés de vie.

La grotte de Lascaux semblerait fonctionner comme un temple dédié à la nature, plus exactement au monde animal avec un seul homme qui est représenté allongé sur le sol sur ses parois. Il semblerait être mort mais a cependant son sexe en érection  et sa tête ressemble à celle d’un oiseau.

Certains critiques affirmeront qu’il rêve.

À ses côtés, un puissant bison furieux exhibe ses tripes sortant de son ventre ce qui illustrerait plus sa puissance animale, sa vie exubérante que sa mort mais aussi, peut-être un premier accroc dans sa force animale face à celle de l’homme.

L’artiste à ces époques éloignées était un chaman et la notion de beauté dans l’art, sur le plan culturel, n’existait pas car le dessin était un acte magique porteur de certaines demandes matérielles en relation à la survie du clan.

Si la beauté existait elle était native et assimilable à la beauté d’un papillon ou d’une fleur, naturelle et instinctive.

Le vaudou même dans des époques proches de la nôtre fera partir ses pratiques magiques en s’appuyant sur l’existence des forces de la Nature et donnera de l’importante du sexe de l’homme qui, en fécondant, perpétuera la vie de l’espèce.

Peut-être assisterions-nous dans cette fresque à une des premières blessures faite par l’homme à la bête.

Dans une pensée magique, dessiner un animal pouvait le faire venir à soi, ce qui était une pratique importante pour la chasse qui aura dû se vérifier régulièrement pour que les hommes continuent à y croire pendant tant de millénaires.

Dans l’ensemble des représentations animales de la grotte de Lascaux s’insère, au bout du parcours pictural, celle d’un homme allongé au sol.

Il a un visage d’oiseau, un sexe en érection et à ses côtés se trouve un objet, un bâton surmonté d’un oiseau, pouvant être une représentation de pouvoir pour un clan préhistorique, une fabrication totalement humaine et non animale.

Il semblerait que ces ensembles combinés les uns aux autres apporterait à cette fresque la notion du symbole, de force spirituelle, qui restera spécifique à l’esprit de l’homme et pourrait expliquer la représentation de la blessure du taureau comme exprimant sa faiblesse.

Il semblerait que l’on puisse, grâce à cette fresque, faire une analogie entre la pensée primitive telle que la définissent certains de nos ethnologues et, malgré des millénaires qui les séparent, avec celle de nos hommes préhistoriques car les deux s’articulent autour d’une relation particulière avec le monde animal et l’un de ceux-ci devenant l’animal totem d’un clan.

L’homme blessé est représenté avec une tête d’oiseau ce qui l’identifierait avec ce totem. Par ailleurs, dans ce monde animal représenté en profusion dans cette grotte, il me semble, qu’il n’y a aucun oiseau représenté sur les rochers en dehors de celui qui habille, justifie l’homme, le chasseur.

Le dessin, donc, donne des indications précieuses sur le mental de l’homme préhistorique, son imaginaire, sa relation au cosmos au même titre qu’une analyse de ses ossements et de sa cavité crânienne.

L’homme était encore à cette époque, dans la préhistoire, largement dominé par le monde animal qui lui est complémentaire mais qu’il combattra jours après jours, avec son intelligence, ses armes et ses mains, jusqu’à notre époque moderne où les animaux auront largement perdu la bataille.

Ils se retrouvent aujourd’hui dans des réserves animalières, réduits à devenir des animaux de compagnie ou confinés dans des exploitations d’élevages, pour l’utilisation de leur peau ou de leur chair. De nombreuses espèces, auront disparu au fil des siècles que le muséum national de science naturel de Paris présente dans une pièce spéciale et, régulièrement des journaux évoquent dans leurs actualités les risques d’extinction d’espèces animales vivant encore dans notre monde d’aujourd’hui, mais pour combien de temps ?

La main :

Préhistoire/Extrait de texte : Alcor Adam-Nicolas Antoniucci – IS Édition 2016

J’ai obtenu ainsi un vert perroquet, un beau rouge feu et un bleu cobalt parsemé de poussière d’or, comme un ciel étoilé, aux vibrations très denses.

Lola attrape un pot rempli de poudre rouge et en renversa une petite quantité dans le creux de ses mains qu’elle frotta l’une contre l’autre de manière à ce qu’elles deviennent totalement colorées. Elle observe la paroi de glace, choisit un endroit sur lequel elle appliqua fortement ses mains qui laissèrent deux empreintes dignes de figurer sur les parois de la grotte préhistorique Chauvet.

Elle se tourne vers moi et me dit :

« Paul, fais de même. »

Je m’exécute, choisi la couleur brune de la terre, l’applique sur mes mains et ensuite sur la glace sur laquelle elles laissent des traces aux côtés de celles qui avaient été faites par Lola.

Elle sort une bouteille d’eau du frigo inversé qui remonte le froid ambiant au-dessus de zéro degré Celsius, permettant ainsi à l’eau de ne pas geler, et renverse une fine pellicule d’eau sur le mur qui, immédiatement, se transforma en une fine couche de glace.

Elle soupire et dit :

     « Nous voilà immortalisés, nos empreintes resteront marquées à cet endroit pour l’éternité. Elles signeront le début d’un nouveau monde comme les hommes de la préhistoire l’avaient fait en peignant sur les murs de leurs cavernes ; la main est magique, elle permet aux hommes de découvrir le paysage qui s’ouvre à eux, à tâtons comme le ferait un aveugle.

Ces traces resteront là bien après notre mort et elles signeront nos vies passées…

 
Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

Commentaires (4)

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