Archéologie Chine-Taureaux

Le taureau dans l’art, le sport et la psyché – Texte N°2

Le taureau dans l’art, le sport et la psyché.

Tout en adoptant le même rythme que le premier texte mais en étant totalement différente, cette histoire raconte la diffusion d’une corrida à la télévision qui sera analysée par des experts et un commentateur. Le passage sur la mort du taureau sera censuré et non diffusé en direct mais le résultat du combat entre l’homme et la bête sera donné aux informations de la nuit au milieu de reportages sur les guerres en cour dans le monde.

Taureau et Matador– Les experts

Hello,Hello.

Chers téléspectateurs, merci d’être à votre nouveau rendez-vous mensuel de Télé Analyse. Après le succès phénoménal d’audimat et les critiques dithyrambiques que nous avons reçus pour les deux premières émissions, voici aujourd’hui la nouvelle. Elle démarrera d’ici quelques minutes et sera, je n’en doute pas, autant plébiscitée par vous, cher public, que les deux premières.

Je vous rappellerais, bien que de toute évidence vous deviez déjà être, à l’époque, présent sur nos antennes mais il pourrait toujours avoir quelques retardataires qui nous rejoindront aujourd’hui, les thèmes des deux précédentes manifestations. Elles furent, vous vous en souviendrez certainement, des analyses faites sans complaisance par nos experts, pour la première, d’un match de foot international qui aura confronté le Réal de Madrid à l’équipe des Saintes Marie de la mer et, pour la seconde, d’un match de rugby, lui aussi de haut niveau, opposant Toulon à l’équipe du village de Tout Court, se trouvant à côté de la ville de Vernon dans le département de l’Eure, en France. Le score favorable en faveur de cette dernière équipe s’expliquerait du fait que les joueurs de Toulon auront été surpris par la taille modeste des joueurs de l’équipe de Tout Court qui, profitant de leur avantage, seraient passés plusieurs fois entre les jambes de leurs adversaires et auront ainsi pu marquer les essais qui auront assuré leur victoire.

Nos experts d’aujourd’hui, qui auront la lourde tâche de commenter notre spectacle du jour, seront, d’une part Monsieur Freudy, consultant Psychiatre et adepte de Sigmund Freud, à l’université de Paris Centre, d’autre part Monsieur Village, sociologue éminent, maître de conférences à la Sorbonne,  et aussi, comme dernier consultant et pourtant n’étant pas le moindre, Monsieur Pinceau, artiste peintre en région Paca où il peint, depuis plus de trente années, les paysages, les hommes et les bêtes.

Nous avons aussi, à nos côtés, notre poète maison, Monsieur Georges, qui nous accompagnera dans toutes nos émissions de Télé Analyse et dont le chalenge sera d’intervenir ponctuellement en formulant poétiquement, à sa manière, tout ce qu’il verra et l’interpellera dans le spectacle.

Vous le connaissez déjà et nous savons que ses interventions vous plaisent !

Sa description atomique du but de Marius, le joueur d’avant-centre de l’équipe des Saintes Marie de la mer assurant la victoire de cette équipe contre le Réal de Madrid aura beaucoup plu à nos téléspectateurs et ils en redemandent.

Madame, Monsieur, votre spectacle d’aujourd’hui va commencer et cela sera certainement un des plus beaux, fait pour votre plaisir, car cela sera un spectacle Tauromachique.

Aujourd’hui, dans les arènes de Nîmes, dans le cadre de cette corrida, s’affronteront le fameux matador Gérard Blanc et un grand taureau noir portant le nom d’Ibérique mais qui aura été surnommé par les aficionados, du fait de sa hargne réputée, Satan.

Chers téléspectateurs, écoutez et vous entendrez déjà, au loin, la musique des fanfares qui approchent et annoncent le début du spectacle.

Les portes des arènes s’ouvrent ! Voici les acteurs de ce merveilleux spectacle qui entrent dans l’arène et se présentent aux spectateurs.

Hourra, voici le paseo qui se met en route, entendez les cris de la foule qui l’acclame !

Monsieur Georges, s’il vous plaît, décrivez-nous poétiquement ce que vous voyez.

Georges :

« Avec plaisir, nous voici face au Paseo. Voici une description.

Un cortège, ayant à sa tête deux hommes, ce sont des sortes de Dieux habillés de noirs et montés sur des chevaux hennissant, noirs aussi, entre dans l’arène. Trois matadors les suivent, vêtus de leurs habits de lumière et capotes de paseo posées sur leurs épaules gauches, ainsi que les péones et picadors et d’autres participants aux tenues scintillantes, jusqu’au train d’arastre, un attelage de mule qui récupérer, à la fin du combat, le corps du taureau mort. »

Merci Monsieur Georges.

« Mon cher Freudy que pourriez-vous dire à nos téléspectateurs sur cette entrée fracassante rutilante de lumière, de musique et même d’odeurs ? Pour les odeurs elles seront exclusivement réservées aux spectateurs présents dans l’arène et non aux téléspectateurs. Vous comprendrez facilement pourquoi ! »

Freudy :

« Merci de me donner la parole. Ce moment, que j’appellerai la parade du fait que l’ensemble des participants de cette corrida se seront regroupés ensemble, excepté le taureau bien sûr, et circulent à la queue leu leu est effectivement un moment important de ce rituel car, bien sûr, une corrida est un rituel, cela, je l’affirmerais avec force et conviction. Des rituels liés aux mystères de la vie et de la mort.

Nous voici face à une des figures de style primordiale que la Nature aura mise en œuvre, je veux dire la séduction, sans laquelle un mâle, ne pouvant être remarqué par sa beauté, sa force ni son odeur, ne saurait être choisi par une femelle pour effectuer l’acte sexuel naturel et sacré permettant la reproduction de son espèce.

Intéressez-vous à la nature, observez les animaux, le comportement des coqs de bruyère, des cerfs, des singes face à leurs femelles dans les périodes amoureuses. »

« Merci Monsieur Freudy pour ces remarques intéressantes.

Et vous, Monsieur Village, qu’en pensez-vous ? »

Village :

Le paseo est l’expression de la fête dans une communauté humaine car, à l’image d’un serpentin, les participants se suivent les uns derrière les autres. Il serait assimilable à la danse du canard fortement pratiquée dans les bals de nos fêtes populaires.

Les fêtes sont des actions importantes pour les hommes. Ce sont elles qui, en les liant entre eux, par le plaisir et le rire, auront permis au fil des millénaires qu’ils se regroupent en sociétés humaines au lieu qu’ils restent les uns et les autres isolés dans leurs coins, à l’intérieur de leurs clans, et ce, sans même qu’ils ne puissent ou même ne veuillent se parler, à simplement regarder les étoiles comme si elles n’étaient que les feux de camp d’autres campements autour desquels se tenaient d’autres hommes qui leur seraient impossibles à rencontrer car étant si éloignés.

La fête permettra aux hommes et aux femmes de se séduire, de s’aimer en éludant au préalable tout recours à la violence. Dans les communautés humaines, la fête sera un préliminaire naturel à l’acte sexuel. »

« Très intéressant Monsieur Village, cela devrait plaire à nos téléspectateurs et aussi à Monsieur Freudy car j’ai remarqué qu’il tendait avec intérêt l’oreille avec attention à chaque fois, qu’autour de lui, quelqu’un évoquait le sexe. »

« Chers téléspectateurs, écoutez maintenant ce que Monsieur Pinceau aura à nous dire. »

Pinceau :

« Rapidement alors, car le cortège termine déjà son tour de l’arène, je vois les rayons du soleil qui donnent les plus belles des couleurs de la vie, elles en sont les épées de lumière.

Je vois devant nous s’ouvrir un chemin spirituel, un chemin lumineux pour l’esprit. Ce spectacle est d’une telle beauté autant qu’un coucher de soleil ou qu’un rayon de lune se posant sur des roseaux dans des marais de la Camargue ou effleurant la croupe de Crin Blanc, le cheval légendaire. »

« Bravo Monsieur Pinceau, quelle belle image! Bravo et encore Bravo ! Voilà qui devrait plaire à nos jeunes téléspectateurs. »

Il leva les bras et cria dans son micro à la destination des spectateurs assis dans les gradins :

Je vous le conseille, regardez au grand écran l’histoire de Crin blanc qui aura été filmé par qui, dites le moi, par qui :

Et la foule cria :

« Par Albert Lamorisse, Albert Lamorisse !!! »

Quand ? :

La foule cria :

«  En 1952 , en 1952 ! »

Freudy fit cette remarque pertinente :

« Vos spectateurs seront très probablement en majorité des séniors, pour qu’ils se souviennent de ce metteur en scène ! Il n’y aura certainement pas ou peu d’ados présents, ici ! »

« Intéressante remarque, Monsieur Freudy, car cela fait déjà un bout de temps que ce film aura été tourné. Bravo, bravo et encore bravo pour votre remarque pertinente qui aura été faite à l’intention de notre cher public !!! »

« Auriez-vous une autre chose à nous dire Monsieur Freudy ? »

« Oui, sur la croupe car transposé dans le monde des hommes ce mot aura une connotation sexuelle et je…. »

 

« Je vous coupe la parole Monsieur Freudy, il n’y a peut-être pas beaucoup d’ados dans les arènes mais il y aura certainement des enfants qui accompagnent leurs parents ou leur papy et aussi, d’autres présents, devant leurs écrans, chez nos chers téléspectateurs. Il n’est pas encore passé minuit, puisque nous sommes en plein après-midi, et il y a certaines choses qui ne sauraient être évoquées à la télévision qu’à ce moment-là, lorsque nos chères têtes blondes, ou brunes, dorment.»

« Monsieur Pinceau, auriez-vous quelque chose de plus à nous dire sur le paseo, nos spectateurs sont friands d’images poétiques. »

Pinceau :

« Bien sûr, je suis connecté avec ce spectacle, il est formidable ! Toutes ces couleurs et ces habits de lumière, ces capes noires et ces chevaux forment une magnifique débandade ! »

« Mais non Monsieur Pinceau, vous vous trompez ! »

Il se tourne vers la caméra qui le filmait et affirme, à l’intention des spectateurs :

« Monsieur Pinceau a parlé de débandade au lieu de parade, c’est phénoménal, car nous savons que les artistes sont parfois des êtres visionnaires et cela pourrait être de mauvais augure pour notre matador Gérard Blanc.

Il risquerait de recevoir aujourd’hui une belle fessée de la part de Satan. »

Monsieur Freudy, serait-ce cela que nous appellerions un lapsus ?

« Oui, bien sûr, du nom latin lapsus linguae ! »,

«Et vous, Monsieur Village, auriez-vous une remarque à faire. Nos spectateurs et téléspectateurs sont tout ouïe ? »

Village éclaircit sa voix.

« Bien sûr, cette parade, ce paseo plutôt puisque nous sommes dans la culture Hispanique, me ferait penser à une longue file d’attente se tenant devant des urnes, un jour de vote, dans une démocratie quelconque.

Les participants viennent d’origines sociales, voir ethniques différentes, et tous auront des préférences en ce qui concernerait les résultats et pourtant celui-ci restera incertain jusqu’à la dernière seconde, comme le combat du matador et du taureau. »

Merci Monsieur Village.

« Cher téléspectateur, voilà finie la mise en bouche, je veux dire que le paseo est terminé et maintenant, en route, pour le premier tierso et, en suivant, le deuxième tierso, mais, avant tout, voici une petite page de publicité, à de suite. »

Les images sur l’écran de télévision basculèrent sur quelques films publicitaires dont le premier, les images se déroulant avec un fond sonore de torrent de montagne, vantait les qualités d’un fromage réputé et aimé surtout par les enfants, la Vache qui rit. Le film montrait quelques vaches rouges qui gambadaient en souriant dans un pré, dents blanches en avant. Pour les vaches ces images ne sauraient avoir de connotation raciste comme pour le personnage qui, jadis, représentait une marque de chocolat en poudre et nous ne citerons pas lequel car la publicité est interdite dans une émission de télévision, du moins celle qui serait gratuite.

Le second aura été produit pour le compte d’une marque de voiture présentant à la vente un bolide noir, d’aspect dangereux, au capot aussi volumineux qu’un poitrail de taureau. À ses côtés, se tenait un homme debout vêtu d’un costume noir et tenant dans une de ses mains des clés de voiture et, de l’autre, une canne épée. Il y avait écrit sur le côté de l’image, vous êtes son Maître.

Monsieur Georges, un peu de poésie, s’il vous plaît. Ramenez-nous sur terre.

« Certes et avec plaisir.

Voici, sur le bord de l’arène qu’entre un matador qui s’agenouille et attend.

En face de lui un portail s’ouvre et, alors, surgit un taureau noir, bavant et furieux, qui s’arrêtera un instant de marcher pour gratter le sol avec ses sabots. Un nuage de poussières jaune s’envole, se mêlant aux rayons du soleil. »

Les spectateurs remplissant les gradins agitaient, comme des drapeaux, une multitude de mouchoirs colorés, en les accompagnant de cris de joie.

Ils criaient Barbudo, Barbudo du nom du taureau qui avait tué en son temps, le fameux matador Pépé Hillo, car il lui ressemblait.

Ce taureau pourtant s’appelait Ibérique et était surnommé Satan.

Monsieur Freudy que penseriez-vous des cris de la foule ?

Freudy :

« Le sang, c’est l’odeur du sang à venir qui les fait crier.

Le sang et le sexe. Le sexe  et le sang!!!

Ils sont excités par la présence récurrente de la mort et donc du sexe dans une corrida.

Le Matador s’est agenouillé devant le taureau et il sait qu’il devra symboliquement le tuer comme s’il était son père mais aussi qu’il se devra de le traiter, au préalable, avec respect.

« Monsieur Freudy, n’exagéreriez-vous pas un peu ?

Les enfants, n’écoutez pas ce que vient de dire Monsieur Freudy, vous devez rester sage et respecter votre père, votre mère aussi d’ailleurs et, pour le reste, vous verrez plus tard lorsque vous serez devenu majeur.

Faites attention, quand même, de ne pas vous arrêter trop longtemps à la case prison dans le mono poly de la vie!

Et vous Monsieur Village, auriez-vous une remarque intéressante à faire?

Village :

« Bien sûr, la foule se sera constituée en association qui veut prévenir le matador du danger car cette bête, Ibérique, possédait en elle le symbole, la hargne, le torse puissant et la couleur de Barbudo, un animal légendaire tueur de matador. Vous voyez donc l’importance des associations dans la vie sociale. Ce sont, en fait, des observateurs de la vie politique mais qui souhaiteraient quand même qu’on tienne compte parfois de leurs remarques.

Ils préviennent donc de cette manière le matador Gérard Blanc des dangers potentiels du taureau Ibérique, en cas où celui-ci ne l’eut pas remarqué.

Monsieur Pinceau, on vient de me signaler que l’audimat était au plus haut, c’est magique, l’audimat c’est magique ! Cette émission atteint des records d’audience, que pourriez-vous nous dire d’étincelant ? »

Pinceau :

« Je ferais un tableau dans lequel se mélangeraient les corps du taureau et du matador. Quel spectacle, le soleil fera partie de la fête, les clameurs des spectateurs et la poussière aussi !

Le matador porte un costume semblant revêtu de poussière d’or, c’est l’habit d’un roi des hommes qui, encore une fois devra vaincre un roi des bêtes. Ses jambes et son torse sont dressés comme le seraient ceux d’un coq avant un combat et dont sa coiffe, la montera, serait la crête.

Cet homme est un guerrier et un matador ne saurait avoir peur.

Dans ma toile, l’habit de lumière et la robe du taureau noir se mélangeront dans des formes éclatées, aux multiples couleurs et rehaussées par celle, rouge, du sang. »

« Mais non, Monsieur Pinceau, vous insistez dans votre délire.

Vous en voulez vraiment à notre matador Gérard Blanc, que voudriez-vous qu’il lui arrive, qu’il se blesse ou qu’il soit, pourquoi pas, encorné! »

Il se tourna vers son public, leva les bras en les secouant, et dit :

 « Du sang, il a dit du sang !»

Monsieur Georges que voyez –vous en ce moment  de poétique?

« Je vois ceci comme si ce spectacle était inscrit dans le ciel… »

« Je vous interromps Monsieur Georges, il vous suffirait de regarder en bas, continuez. »

Georges :

« Ne m’interrompez pas s’il vous plaît, voici ce que je vois .

Les péones, tout en décrivant d’infinies et délicates arabesques, attirent le taureau à l’autre bout de l’arène. Ils cessent de le provoquer et se réfugient derrière un burladero sur lequel le taureau assène de violents coups de cornes, faisant trembler ses planches en bois.

Des jets de fumés blancs sortent de son naseau et sa peau noire luit de sueur et de fureur ; sa chair tressaille de secousses nerveuses et il, semblerait pratiquement être en crise d’épilepsie.

Le taureau se retourne, lève la tête en mugissant, au ciel, aux hommes, au soleil, à la vie, à la mort. Il se tait enfin, gratte une nouvelle fois la terre avec ses sabots, et s’élance vers ce fragile trait de lumière qu’il distingue à peine se tenant vertical et immobile au centre de l’arène, comme s’il sortait d’un dessin de Picasso. » 

Les spectateurs, finalement assez compétents en tauromachie, clamèrent le nom de cette figure de style d’une corrida :

« Derechazo !!!! Derechazo !!!»

« Chers téléspectateurs voici venu bientôt le moment de l’estocade et, malheureusement, nous ne saurions la diffuser pour des raisons d’éthique, dans une émission tous public, de milieu de journée et d’un dimanche après midi.

Je vais donc rendre l’antenne en vous laissant admirer encore quelques instants ce magnifique spectacle. »

Au moment où Therminador, l’émule en puissance du panthéon des taureaux, tueurs de matadors dans le passé des corridas, qui se nommèrent Bedudo, Sodido, Avistado, Desertor ou autres fantômes taurins, arrivait sur l’habit de lumière, deux péones, montés sur des chevaux aux flancs matelassés et armés de longues piques, s’interposèrent. Ils les plantèrent sur le dos du taureau qu’ils ornèrent de taches de sang.

Monsieur Georges, une dernière poésie avant de nous quitter. »

« Volontiers, j’ai potassé les figures tauromachiques avant de venir à cette émission. Voici où nous en sommes dans le déroulement du spectacle.

Et maintenant, pour conclure, voici un poème sur la faena.

« Le taureau essoufflé et bavant reprend force se tenant debout à une des extrémités de l’arène et le matador s’avance en son centre préparant sa muleta et son épée pour le combat final.

Son corps dressé, il s’arrête et enlève d’une main sa montera du dessus de sa tête et la pose sur le sol.

Il doit , suivant la tradition, combattre le taureau tête nue.

Et voici arrivé le moment de l’estocade !»

Merci à nos experts, Monsieur Freudy, Monsieur Village, Monsieur Pinceau et aussi à Monsieur Georges, notre poète maison, qui auront éclairé cette corrida de leurs lumières.

Mais, ne vous inquiétez pas, vous connaîtrez le résultat de ce combat entre le matador Gérard Blanc et le taureau Ibérique, surnommé Satan, dans le journal des informations de la nuit.

Notre présentateur enfilera un instant son habit de lumière et coiffera sa montera pour vous diffuser l’enregistrement de la fin de notre spectacle tauromachique, entre deux courts-métrages, le premier étant une diffusion des images des combats qui se tinrent dans la province d’Alep, en Syrie, les âmes sensibles peuvent s’abstenir, et le second présentera le quotidien des militaires effectuant une opération de surveillance au cœur du Mali et qui s’avérera devoir être plutôt une opération cœur brisé.

Vous saurez alors qui des deux sera mort dans votre corrida de ce dimanche après midi, de l’homme ou de la bête.

D’autre part, restez maintenant avec nous car, afin de terminer en douceur votre émission de l’après-midi, nous allons vous offrir un concert qui certainement devrait plaire à nos jeunes enfants car mettant en scène, lui aussi, un homme et un animal.

Bonne fin de journée à tous, à bientôt dans une nouvelle émission dont je peux déjà vous annoncer le thème. Nous assisterons en compagnie de quatre nouveaux experts à une compétition dans laquelle Monsieur Bleu, surnommé « Le grand bleu » en raison de sa taille, remettra en jeu son titre de champion du monde d’apnée, en Méditerranée.

Nos experts resteront, bien sûr, en surface.

Ah, j’ai entendu Monsieur Georges pousser un soupir de soulagement et cela se comprend, mais de toutes les façons nous ne voudrions pas le noyer nous avons, vous avez, nous avons encore besoin de lui.

Et voici maintenant joué, pour vous, par l’orchestre philharmonique d’Arles, Pierre et le loup, de Sergueï Prokofief.

Bonsoir.

FIN

 

Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

Commentaires (1)

  1. Avatar

    Maxwell Derogatis 8 mai 2019 à 10 h 17 min

    What i don’t realize is in fact how you are no longer actually a lot more well-preferred than you may be right now. You are so intelligent. You realize thus considerably in relation to this topic, made me in my opinion consider it from so many various angles. Its like men and women aren’t involved until it is one thing to do with Girl gaga! Your own stuffs great. At all times deal with it up!

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