Bonne année 2019

Mes livres- Leurs inspirations /Les oiseaux-Bonne année 2019

Écriture et inspiration.
Le poker de la vie.

Le psychisme humain produira des règles qui constitueront des cultures pour les communautés humaines. Elles apparaitront, prospèreront et disparaitront, au cours du temps et des pays, soit par la guerre ou simplement par un remplacement sournois des valeurs qui l’auront jusqu’à ce moment défini par d’autres seront actualisées et plébiscitées par les peuples. Ceci demandera alors des redistributions ponctuelles des cartes dans la partie de poker de la vie.

Fondamentalement, il existera toujours une sorte de frontière entre l’esprit et le corps se reflétant dans notre perception du ciel et de la terre en leur attribuant un sens profond, servant d’énergie de notre pensée.

Le ciel, représente l’esprit, il est habité par ses dieux, ses anges, ses oiseaux, ses avions et même ses fusées tentant de percer les mystères de l’univers.
La terre est le corps avec ses humus, ses pourrissements, ses peurs lorsque les éclairs la frappent ou que la mort survient.

L’oiseau donc, volant dans le ciel parmi les nuages ou vers le soleil fera donc partie du ciel et son symbole sera intimement lié à la puissance de l’esprit de l’homme.

Un livre possèdera lui aussi un corps par ses lettres, ses mots, les pages qui constitueront ensuite un livre et un esprit, étant l’histoire racontée.

L’oiseau fera partie de l’esprit du livre dans lequel il volera de mots en mots.

Les oiseaux dans mes livres.

Préalablement à mon dernier ouvrage, le Conflit Oiseaux & Cie, pratiquement tous mes livres mettront en scène, à un moment ou à un autre, certains de ces personnages ailés qui interviendront dans leurs histoires et en voici quelques citations :

Main basse sur le sixième continent.

 

… Je joue au loto depuis quelques semaines ; je suis devenu accro à ce jeu de hasard et, en sortant du café-tabac où j’avais joué ma mise, façon écriture automatique, je croise un pigeon blanc qui marche en se dandinant sur le trottoir.bJ’arrive devant lui, il s’écarte de moi et plonge dans le caniveau sous une voiture à l’arrêt. Il ressort de l’autre côté et s’arrête devant un morceau de pain qui est, il est vrai, écrasé.bJe ne suis pas superstitieux, mais je m’intéresse aux signes qui viennent de la Nature et je me dis que, sur ce coup-là, c’est bon pour moi…

… Une nuée d’oiseaux marins accompagne notre ascension, en aboyant en désordre, comme le feraient, avec obstination, les chiens d’une horde sauvage ; ici, les espèces se trompent et l’oiseau parfois aboie ou le chien siffle. Nous débarquons sur le haut du quai, sous un ciel très bleu ; notre premier regard plonge dans une énorme cage aux barreaux d’acier dans laquelle tourne et virevolte un Griffon moderne. Le mutant est recouvert par endroits de plumes ou d’écailles et son ventre de courts poils sur lequel est écrit le mot « amour » qui semble provenir d’un sac plastique qui aurait été, jadis, jeté là par un Cupidon moderne…

Lucy Africa.

 … Une bourrasque arrivant du bout de la rue m’apporte en éclaireur l’odeur du parfum de Sam, entre fleurs de printemps, feuilles mortes d’automne et épices mouillés.

… J’avance vers elle, le trottoir est luisant d’eau, j’aperçois un amoncèlement de chaussures noires de femmes jetées en désordre à cet endroit par je ne sais qui, je ne sais quoi.

Souvenirs de femmes accompagnés d’un corbeau noir qui piétinerait en son milieu.

Il se demande probablement les raisons pour lesquels ils sont de la même couleur, lui l’oiseau et elles, les chaussures de femmes. Animal et objets.

Le pigeon blanc prend de l’avance, quelques mètres, et passe devant moi, toujours en se dandinant avec un air pressé. Il a tant de choses à faire, à découvrir, de graines à picorer, de pigeonnes à séduire et, surtout, il trouve que Sam est belle et il le lui fait savoir en l’escortant, VRP du ciel.

Meurtre dans un paysage qui n’est pas encore le nôtre.

Au même moment deux coqs surgissent du fond de la cour et viennent parader devant nous dans leurs uniformes de plumes. Ils marchent au pas et synchro, orgueilleusement, leurs poitrails dressés. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont chargés, depuis toujours, d’annoncer la fin de la nuit et le lever du jour. C’est un rôle important, voire vital, pour la vie sur terre, sinon comment saurait-on que le jour se lève ?

Au-dessus des remparts, deux éperviers, habillés de blousons de plumes noires probablement de marque Aigle, un gros et un petit, chassent. Ils se tiennent immobiles dans le ciel, ailes battantes et scrutent le sol à la recherche d’une proie possible…

… À leurs côtés, à moitié cachée derrière un pupitre, se tient debout une longue femme brune qui me fait immédiatement penser au Cormoran ; elle lui ressemble, elle est longue, maigre, porte des cheveux noirs de la couleur des plumes du cormoran et est aussi habillée de noir. Elle est femme oiseau, le double probable du cormoran qui l’accompagne sans oser entrer, les vertébrés à plumes évitent d’entrer dans le cœur de la terre, et ses bras se déploient comme s’ils étaient de longues ailes ; son nez a l’apparence d’un bec, il est fin avec une forme crochue.

Cnidaria, reine méduse.

… Poisson d’Argent fit cette remarque avec une tonalité de voix qui était chargée d’émotion :

« Les édifices traditionnels Chinois correspondraient, de par la forme de leurs toits, à une multitude de représentations d’oiseaux s’envolant de la terre vers le ciel, ce qui contribue à donner de la force à leurs paysages, ouvrir une porte d’entrée entre l’homme et le monde complexe de la Nature et des bêtes.

Nous voici arrivés devant un lieu sacré, une sorte d’ambassade entre les hommes et l’au-delà… »

L’arbre du Kamas.

 … Il y a une bande d’oiseaux noirs amaigris qui volètent autour de mon balcon avec leurs becs chargés de morceaux de viande qu’ils déchiquètent en s’en lançant des bouts les uns aux autres, drôles de joueurs de foot. Je n’aime pas ça, Maitre Corbeau ne doit pas être loin. J’ai été trop occupé, ces derniers temps, par l’affaire de Paula la brune et j’ai négligé de payer quelques factures. Bingo, en ouvrant une lettre de ma banque je m’aperçois qu’un de ces oiseaux, l’huissier Untel sur un arbre perché, m’a bouffé une partie de ma paye et pire, j’ouvre une lettre de ma copine qui, au lieu de me parler d’amour… Nous avons navigué plusieurs jours, traversés une tempête, puis deux journées de calme plat et enfin, quatre jours plus tard, lorsque le vent est revenu, nous avons touché l’ile, l’ile du Kamas. Un vol d’oiseaux migrateurs nous a accompagnés quelques jours en dessinant une flèche parfaite, ils semblaient nous indiquer une direction. Nous arrivons devant l’ile. Devant nous, se dresse une haute falaise au pied de laquelle se love une petite plage de sable noir…

Alpha Cha et le Tatouage de Jade.

L’architecture est un art prédateur qui construit ses ouvrages avec la souffrance des hommes fourmis qui les bâtissent avec les mêmes obligations qu’ont des termites avec leurs termitières ou les oiseaux leurs nids et ce besoin existe dans les gènes de toutes les espèces animales que la terre, peut-être même l’univers, connait. La nature de l’homme par rapport à l’architecture se trouve à mi-chemin entre l’oiseau standard, individualiste, et la fourmi, en quelque sorte entre la maison individuelle et le logement collectif…

Les lotissements sont à l’image des oiseaux tisserins dont les nids s’agglutinent sur des arbres décharnés. Les oiseaux républicains sociaux du sud de l’Afrique sont pas mal non plus, ils construisent de belles architectures collectives en paille jaune percées de portes d’entrée d’appartement particulière pour chaque famille, il ne manque plus que les sonnettes…

 

L’année 2018 meurt et voici 2019 qui surgit, bec en avant.

Bonne année.

Nicolas Antoniucci
Par Nicolas Antoniucci

Passionné par la vie dans ce qu’elle pourra avoir d'insolite, parfois d’inexplicable et aussi par l'art sous toutes ses formes, les voyages et bien entendu l'écriture, je vous propose de partager avec vous sur ce blog mes différentes passions !

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